Quand des juifs dénoncent le sionisme comme créateurs d’antisémitisme.

Il y a un véritable changement en cours à l’égard du sionisme, de plus en plus de juif comprennent que cette organisation se sert d’eux, les manipulent, incite à la haine des deux côtés et se délecte des crimes anti-juif, mais de nombreuses pages d’infos sur le net à propos de la collaboration sioniste nazie disparaissent, alors n’hésitez pas à copier coller et rediffuser les infos de ce site partout où c’est possible !

 

« Ça n’est pas seulement le climat de terreur imposé par ces officines de haine qui nous dérange. Cela fait des années que le sionisme tente d’imposer, par la force, son point de vue à l’ensemble de la communauté juive.

Ce qui est plus grave aujourd’hui, c’est que ces officines ont adopté une stratégie d’escalade, depuis ces dernières semaines, qui renvoie une image de plus en plus négative des Juifs de France, communauté pacifique dans leur ensemble, qui recherche la sérénité et autant que possible le minimum de publicité.

Pire, allant de concert avec un travail éhonté de la LICrA, qui a décidé d’antisémitiser un geste qui pourtant ne l’était pas depuis une décennie, favorise en un seul mois un climat délétère et dangereux pour l’ensemble de la communauté. Ces officines projettent désormais d’aller plus loin encore dans une attitude fascisante et haineuse. Si rien n’est fait pour les arrêter dans la fabrication effective d’un climat antisémite, la tendance ne s’inversera plus.

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Une escalade de la menace sioniste en France est grave mais surtout extrêmement néfaste pour l’ensemble des Juifs de France. La situation économique est catastrophique. S’il arrivait que la situation se détériore plus encore, comment voudriez-vous que les Français soient enclins par la suite à comprendre que tous les Juifs ne sont pas des sionistes, alors qu’on n’entend (quasiment) qu’eux ? Tandis que les autres ne parviennent pas à se faire entendre, du fait de méthodes fascistes de la part des sionistes, dont l’attaque calomnieuse subie aujourd’hui n’est qu’une illustration parmi d’autres.
 

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Nous invitons non seulement les Juifs de France à se désolidariser du fascisme sioniste qui dénaturent l’image de la communauté, et nous invitons tout Juif à urgemment participer, d’une manière ou d’une autre, à faire valoir qu’ils ne les cautionnent nullement. Il faut également cesser le chantage à l’antisémitisme dès qu’une opinion contradictoire apparaît, risquant de galvauder totalement la notion. Et commencer à songer à « dés-antisémitiser » les gestes et les hommes qui en sont abusivement victimes.

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Il faut cesser ce climat de répression de la pensée qui tend à semer de l’amertume dans le cœur de ceux, trop nombreux, qui la subissent (Juifs compris).
Ceux qui, au contraire, n’entendent pas nos prières et font le jeu du sionisme exacerbé, en le cautionnant par leur silence ou pire, en y apportant un concours quelconque, seront les grands responsables de l’amalgame néfaste entre deux notions, que seuls les sionistes veulent vouloir épouser de force : judaïsme et sionisme.

Nous inclinons, chacun, à agir afin de briser l’amalgame fabriqué par ces officines visant à déteindre l’image d’un sionisme fascisant et porteur de haine sur l’ensemble de la communauté juive, qui a contrario est demandeuse de paix et de sécurité.

« Partout où l’antisémitisme n’existe pas, le sionisme le fabrique ! » »

Source : http://metatv.org/des-francais-juifs-denoncent-les-sionistes-comme-createurs-d-antisemitisme

 

 

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Extrait de « l’histoire caché du sionisme » de Ralph Schoenman

Si la colonisation de la Palestine a été caractérisée par une série de déprédations, il nous faut prendre le temps d’examiner l’attitude du mouvement sioniste non seulement envers ses victimes palestiniennes (sur laquelle nous reviendrons), mais envers les juifs eux-mêmes. Herzl lui-même écrivait sur les juifs de la façon suivante  » J’ai réussi à atteindre une attitude plus libre envers l’anti-sémitisme, que je commence maintenant à comprendre historiquement et à pardonner. Pardessus tout, je suis conscient de la vanité et la futilité de vouloir « combattre » l’anti-sémitisme.  » (76).
L’organisation de jeunesse des sionistes, Hashomer Hatzair (Jeune Garde), avait publié ceci  » Un juif est la caricature d’un être humain naturel, normal, tant physiquemenet que spirituellement. Comme individu dans une société il se révolte et rejette le harnais des obligations sociales, ne reconnaît ni ordre ni discipline.  » (77).
« Le peuple juif, écrivait Jabotinsky dans la même veine, est un très mauvais peuple ; ses voisins le haissent et à juste titre… La seule chose qui puisse le sauver c’est une immigration générale vers la terre d’Israêl.  » (78).
Les fondateurs du sionisme désespéraient de combattre l’antisémitisme, et paradoxalement, considéraient les anti-sémites eux-mêmes comme des alliés, parce qu’ils partageaient avec eux le même désir de faire quitter aux juifs les pays où ils vivaient. Peu à peu, ils assimilèrent les valeurs de la haine des juifs et de l’anti-sémitisme, au fur et à mesure que le mouvement sioniste en venait à considérer les anti-sémites eux-mêmes comme leurs « sponsors » et protecteurs les plus dignes de confiance. Theodor Herzl alla voir le comte von Plehve lui-même – organisateur des pires pogroms qu’ait commis la Russie, les pogroms de Kishinev -, avec la proposition suivante  » Aidez-moi à atteindre cette terre (la Palestine) plus rapidement et la révolte (contre la férule tsariste) cessera.  » (79).
Von Plevhe donna son accord, et entreprit de financer le mouvement sioniste. Il devait se plaindre plus tard auprès de Herzl  » Les juifs ont rejoint les partis révolutionnaires. Nous avions de la sympathie pour votre mouvement sioniste à partir du moment où il travaillait pour l’émigration. Vous n ’avez pas besoin de justifier votre mouvement à mes yeux. Vous prêchez un converti.  » (80).
Herzl et Weissmann offrirent d’aider à garantir les intérêts tsaristes en Palestine et à débarrasser l’Europe de l’Est et la Russie de ces  » juifs anarcho-bolcheviques nocifs et subversifs « . Comme nous l’avons déjà noté, le même appel avait été lancé par les sionistes à l’adresse du sultan de Turquie, du Kaiser allemand, de l’impérialisme français et de l’Empire britannique.

SIONISME ET FASCISME

L’histoire du sionisme – en grande partie dissimulée – est sordide. Mussolini fournit aux escadrons du mouvement de jeunesse des sionistes révisionnistes, le Betar, des chemises noires pour rivaliser avec ses propres bandes fascistes. Lorsque Menachem Begin devint le dirigeant du Betar, il préféra les chemises brunes des bandes de Hitler, un uniforme que Begin et les membres du Betar portaient dans tous leurs meetings et rassemblements – au cours desquels ils s’accueillaient, ouvraient et clôturaient leurs réunions par le salut fasciste.
Simon Petilura était un fasciste ukrainien qui dirigea personnellement 897 pogroms particuliers qui aboutirent à la mort de 28 000 juifs. Jabotinsky négocia une alliance avec Petilura, proposant qu’une force de police juive accompagne les forces de Petilura dans le combat contre-révolutionnaire contre l’Armée rouge et la révolution bolchevique – ce qui signifiait assassiner les paysans, les ouvriers et les intellectuels partisans de la révolution.

COLLABORATION DES SIONISTES AVEC LES NAZIS

Cette stratégie d’enrôlement des ennemis virulents des juifs en Europe, et d’alignement sur les mouvements et régimes les plus pervers pour patronner financièrement et militairement une colonie sioniste en Palestine, n’excluait pas les nazis. La Fédération sioniste d’Allemagne envoya un mémorandum de soutien au parti nazi le 21juin 1933. La Fédération y notait  » … Une renaissance de la vie nationale telle que celle qui se produit dans la vie de l’Allemagne.., doit également se produire dans le groupe national juif. A partir de la fondation du nouvel Etat (nazi) qui a établi le principe de la race, nous souhaitons insérer notre communauté dans l’ensemble de cette strucure de façon à ce que pour nous aussi, dans la sphère qui nous est assignée, une activité fructueuse pour la mère patrie soit possible…  » (81). Loin de dénoncer cette politique, le congrès de l’Organisation sioniste mondiale en 1933 repoussa une résolution appelant à l’action contre Hitler, par un vote de 240 contre 43.
Au moment même où se tenait ce congrès, Hitler annonçait la conclusion d’un accord commercial avec la Banque anglo-palestinienne de l’Organisation sioniste mondiale, qui rompait ainsi le boycott du régime nazi par les juifs à une époque où l’économie allemande était extrêmement vulnérable. On était en plein coeur de la grande dépression et les gens poussaient des brouettes de deutschmarks sans valeur. L’Organisation sioniste mondiale rompit le boycott juif et devint l’un des principaux distributeurs des marchandises nazies dans tout le Moyen-Orient et en Europe du Nord. Ils établirent le Ha’avara, qui était une banque en Palestine ayant pour but de recevoir l’argent de la bourgeoisie juive allemande, avec lequel les marchandises nazies étaient achetées en quantité substantielle.

L’ACCOLADE DES SIONISTES AUX NAZIS

Par voie de conséquence, les sionistes firent venir en Palestine le baron von Mildenstein du Service de Sécurité S.S. pour une visite de six mois de soutien au sionisme. Cette visite aboutit à un rapport en douze chapitres de Joseph Goebbels, ministre de la Propagande de Hitler, dans DerAngriff (L’Assaut) en 1934, rapport louangeur pour le sionisme. Goebbels commanda un médaillon frappé d’un côté avec la swastika et de l’autre avec l’étoile de David sioniste.
En mai 1935, Reinhardt Heydrich, chef du Service de Sécurité S.S., écrivit un article dans lequel il séparait les juifs en « deux catégories ». Les juifs qu’il aimait étaient les sionistes  » Nos bons voeux et notre bonne volonté leurs sont acquis.  » (82).
En 1937, la milice ouvrière « socialiste » sioniste, la Haganah (fondée par Jabotinsky) envoya un agent (Feivel Polkes) à Berlin, offrant d’espionner au compte du Service de Sécurité S.S. en échange du déblocage de richesses juives pour la colonisation sioniste. Adolf Eichmann fut invité en Palestine par les soins de la Haganah. Feivel Polkes informa Eichmann  » Les cercles nationalistes juifs sont très satisfaits de la politique radicale de l’Allemagne, car la population juive en Palestine sera de ce fait tellement accrue que dans un futur proche les juifs pourraient compter sur une supériorité numérique face aux Arabes.  » (83).
La liste des actes de collaboration des sionistes avec les nazis est longue. Qu’est-ce qui peut expliquer cette volonté incroyable des dirigeants sionistes de trahir les juifs d’Europe ? Tout le raisonnement avancé par ses défenseurs pour justifier l’Etat d’Israèl était qu’il a été conçu comme un refuge pour les juifs persécutés. Les sionistes, en fait, considéraient tout effort pour sauver les juifs d’Europe non comme l’accomplissement de leur objectif politique mais comme une menace pour leur mouvement tout entier. Si les juifs d’Europe étaient sauvés, ils voudraient aller ailleurs et l’opération de secours n’aurait rien à voir avec le projet sioniste de conquête de la Palestine.

COMMENT LES SIONISTES ONT SACRIFIE LES JUIFS EUROPEENS

Le corollaire de ces actes de collaboration avec les nazis au cours des années 30 c’est le fait que lorsqu’on envisagea une modification des lois sur l’immigration aux Etats-Unis et en Europe occidentale pour fournir un refuge symbolique aux juifs persécutés d’Europe, ce furent les sionistes qui organisèrent activement l’arrêt de ces efforts. Bén Gourion s’adressant à un rassemblement de sionistes ouvriers de Grande-Bretagne en 1938 déclarait  » Si je savais possible de sauver tous les enfants actuellement en Allemagne en les faisant venir en Angleterre et seulement la moitié d’entre eux en les transportant en Eretz Israél, eh bien j’opterais pour la seconde solution.  » (84).
Cette obsession de la colonisation de la Palestine et de l’écrasement des Arabes conduisit le mouvement sioniste à s’opposer à toute tentative de sauver les juifs face à l’extermination, parce que les possibilités de détourner vers la Palestine une main-d’oeuvre sélectionnée en auraient été entravées. De 1933 à 1935, l’Organisation sioniste mondiale refusa les deux tiers des juifs allemands qui sollicitèrent un certificat d’immigration.
Berel Katznelson, éditeur du journal sioniste ouvrier Davar, décrit ce  » cruel critère du sionisme  »  » Les juifs allemands étaient trop vieux pour avoir des enfants en Palestine, n ’avaient pas les métiers nécessaires pour construire une colonie sioniste, ne parlaient pas hébreu et n ’étaient pas sionistes. A la place de ces juifs confrontés à l’extermination, l’O.S.M. fit venir en Palestine 6 000 jeunes sionistes entraînés en provenance des USA, d’Angleterre ou autres pays sans danger. Pire, l’O.S.M. non seulement ne chercha aucune alternative pour les juifs confrontés à l’holocauste, mais encore les dirigeants sionistes s’opposèrent-ils de façon belliqueuse à tous les efforts pour fournir un refuge aux juifs en fuite. « 
En 1943 encore, alors que les juifs d’Europe étaient exterminés par millions, le Congrès US proposait de constituer une commission pour « étudier » le problème. Rabbi Stephen Wise, qui était le principal porte-parole américain du sionisme, vint à Washington pour déposer contre cette loi de sauvetage des juifs parce qu’elle détournerait l’attention de la colonisation de la Palestine.
C’est le même Rabbi Wise qui en 1938, en tant que dirigeant du Congrès juif américain, avait écrit une lettre dans laquelle il s’opposait à toute modification des lois sur l’immigration américaine visant àpermettre aux juifs de trouver un asile. Il expliquait  » Cela vous intéressera peut-être de savoir qu’il y a quelques semaines les représentants de toutes les principales organisations juives se sont réunies en conférence… Il a été décidé qu’aucune organisation juive ne soutiendrait, pour l’instant, une loi qui modifierait d’une quelconque façon les lois sur l’immigration.  » (85).

CONTRE LE DROIT D’ASILE

« L’establishment » sioniste tout entier prit une position sans équivoque dans sa réponse à une motion de 227 membres du Parlement britannique demandant au gouvernement de fournir un asile sur les territoires britanniques aux juifs persécutés. Cette maigre entreprise était préparée de la façon suivante  » Le gouvernement de Sa Majesté a fourni pI usieurs centaines de permis d’immigration pour l’Ile Maurice et autres destinations en faveur des familles juives menacées.  » (86).
Mais même cette mesure symbolique rencontra l’opposition des dirigeants sionistes. Lors d’une rencontre parlementaire le 27janvier 1943, alors que les démarches étaient suivies par plus d’une centaine de parlementaires, un porte-parole des sionistes annonça leur opposition à cette motion parce qu’elle ne comportait aucune mesure préparatoire à la colonisation de la Palestine. C’était là une position logique. Chaim Weizmann, premier président d’Israel, dirigeant sioniste qui organisa la déclaration Balfour, rendit cette politique sioniste très explicite :
 » Les espoirs des six millions de juifs européens sont concentrés sur l’immigration. On m’a demandé : « Pouvez-vous faire venir six millions de juifs en Palestine ? » J’ai répondu : « Non »… Des pro fondeurs de la tragédie je veux sauver (…) les jeunes gens (pour la Palestine). Les vieux disparaîtront. Ils feront face ou non à leur destin. Ils ne sont que poussière, une poussière économique et morale dans un monde cruel… Seule la branche des jeunes survivra. Il faut qu’ils l’acceptent.  » (87).
Yitzhak Gruenbaum, président du comité mis en place par les sionistes, théoriquement pour enquêter sur la situation des juifs européens, déclarait  » Lorsqu’on vient nous voir avec deux plans – sauver la masse des juifs d’Europe ou la rédemption de notre terre – je vote sans hésiter pour la rédemption de la terre. Plus on parlera sur le massacre de notre peuple, plus l’on minimisera nos efforts pour renforcer et promouvoir l’hébraïsa tion de notre terre. S’il y avait aujourd’hui la possibilité d’acheter des paquets de nourriture avec l’argent du Karen Hayesod (Appel juif uni) pour l’envoyer par le biais de Lisbonne, le ferions-nous ? Non, encore une fois, non !  » (88).

COMMENT LES SIONISTES ONT TRAHIS LA RESISTANCE

En juillet 1944, le dirigeant juif slovaque Rabbi Dov Michael Weissmandel, dans une lettre aux responsables sionistes chargés de ces « organisations de secours », proposa une série de mesures pour sauver les juifs promis à la liquidation à Auschwitz. Il fournit des cartes exactes des trains et réclama d’urgence le bombardement des voies sur lesquelles les juifs hongrois étaient transportés vers les fours crématoires.
Il appelait au bombardement des fours crématoires d’Auschwitz, au parachutage de munitions aux 80 000 prisonniers, au parachutage de saboteurs pour faire sauter tous les moyens d’annihilation et ainsi mettre fin à l’extermination de 13 000 juifs par jour. Si les alliés refusaient de répondre à cet appel organisé et public des « organisations de secours », Weissmandel proposait que les sionistes, qui avaient des fonds et une organisation, se procurent des avions, recrutent des volontaires juifs et réalisent ce sabotage.
Weissmandel n’était pas seul. Tout au long de la fin des années trente et au cours des années quarante, des porte-parole juifs en Europe crièrent à l’aide, réclamant des campagnes publiques, une résistance organisée, des manifestations pour forcer la main des gouvernements alliés – pour rencontrer uniquement non seulement le silence des sionistes, mais le sabotage actif par les sionistes des maigres efforts proposés ou préparés en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
Voici le cri du coeur de Rabbi Weissmandel. Ecrivant aux sionistes en juillet 1944, il dit « Pourquoi n’avez-vous rien fait jusqu’à présent ? Qui est coupable de cette négligence effroyable ? N’êtes-vous pas coupables, vous nos frères juifs, vous qui avez la plus grande richesse du monde : la liberté ? »
« Nous vous envoyons ce message spécial, écrivait encore Rabbi Weissmandel, pour vous informer qu’hier les Allemands ont commencé la déportation des juifs de Hongrie… Les déportés vont à Auschwitz pour être gazés au cyanure. Voici le programme d’Auschwitz d’aujourd’hui jusqu ’à la fin :12 000 juifs – hommes, femmes, enfants, vieillards, nourrissons, malades ou en bonne santé -, doivent être gazés chaque jour. Et vous, nos frères de Palestine, de tous les pays de liberté, et vous ministres de tous les royaumes, comment pouvez-vous rester silencieux face à cet immense meurtre ? Silencieux, pendant que par milliers et par milliers, jusqu ’à six millions de juifs ont été assassinés à ce jour ? Et silencieux encore maintenant, alors que des dizaines de milliers continuent à être assassinés et à attendre d’être assassinés ? Leurs coeurs détruits vous crient àl’aide en pleurant sur votre cruauté.
Vous êtes des brutes et vous êtes des assassins vous aussi, par ce silence plein de sang-froid avec lequel vous restez spectateurs, à rester les bras croisés et ne rien faire, alors que vous pourriez arrêter ou retarder le meurtre des juifs en ce moment même.
Vous, nos frères, fils d’Israêl, êtes-vous devenus fous ? Ne connaissez-vous pas l’enfer qui nous entoure ? Pour qui épargnez-vous votre argent ? Assassins ! Insensés ! Qui fait oeuvre de charité : vous qui de l’abri sûr de vos maisons lancez quelques sous, ou nous qui versons notre sang dans les profondeurs de l’enfer ?  » Aucun dirigeant sioniste ne soutint sa requête, pas plus que les régimes capitalistes occidentaux ne bombardèrent un seul camp de concentration.

UN PACTE SIONISTE-NAZIE CONTRE LES JUIFS HONGROIS

Le point culminant de la trahison des sionistes fut le sacrifice des juifs hongrois par une série d’accords entre le mouvement sioniste et l’Allemagne nazie qui furent rendus publics pour la première fois en 1953. Le Dr Rudolf Kastner du Comité de sauvetage de l’Agence juive à Budapest signa un pacte secret avec Adolf Eichmann pour « régler la question juive » en Hongrie. Cela se passait en 1944. Le pacte scellait le destin de 800 000 juifs. Il se révéla par la suite que Kastner agissait sous les ordres des dirigeants sionistes à l’étranger lorsqu’il passa cet accord avec Eichmann. L’accord prévoyait que soient sauvées 600 personnalités juives à condition que le silence soit fait sur le sort des juifs hongrois.
Lorsqu’un survivant, Malchiel Greenwald, dénonça ce pacte et dénonça Kastner comme un collaborateur nazi dont « les actes à Budapest avaient coûté la vie à des centaines de milliers de juifs » (91), Greenwald fut poursuivi en justice par le gouvernement israélien, dont les dirigeants avaient rédigé les termes du pacte Kastner. La cour israélienne aboutit à la conclusion suivante  » Le sacrifice d’une majorité de juifs, pour sauver les plus éminentS, était l’élément de base de l’accord entre Kastner et les nazis. Cet accord fixé, la division de la nation entre deux camps inégaux, une petite fraction de personnes éminentes, que les nazis promirent à Kastner de sauver d’une part, et la grande majorité des juifs hongrois que les nazis avaient condamnés à mort de l’autre.  » (92).
La cour déclara que la condition impérative de ce pacte était que ni Kastner ni les dirigeants sionistes n’interfèrent dans l’action des nazis contre les juifs. Ces dirigeants entreprirent non seulement d’éviter les interférences, mais tombèrent d’accord pour ne pas, selon les termes de la cour israélienne, « les gêner dans leur oeuvre d’extermination ».
« La collaboration entre le Comité de sauvetage de l’Agence juive et les exterminateurs des juifs fut consolidée à Budapest et à Vienne. Les tâches de Kastner faisaient partie des bagages des S.S.. En plus du Service d’extermination et du Service du pillage, les S.S. nazis ouvrirent un Service de sauvetage dirigé par Kastner.  » (93).

SAUVER LES NAZIS, PAS LES JUIFS

Il n’est pas surprenant qu’il ait été révélé que Kastner intervint pour sauver le général SS Kurt Becher qui devait être jugé pour crimes de guerre. Becher avait été l’un des principaux négociateurs du pacte avec les sionistes en 1944. Il fut également major SS en Pologne, membre de l’Escadron de la mort « qui travaillait 24 heures sur 24 à tuer les juifs ». « Becher s’était distingué comme boucher des juifs en Pologne et en Russie. » (94).
Il fut nommé commissaire de tous les camps de concentration nazis par Heinrich Himmler. Où est-il à présent ? Il est président de plusieurs sociétés et dirige la vente du blé à Israél. Sa société, la CologneHandel Gesselschaft, fait aujourd’hui des affaires avec le gouvernement israélien.
Notes
(76) Marvin Lowenthal, ed, « Les Carnets de Théodore Herzl » (The Diaries of Theodor Herzl), page 6, cité par Lenni Brenner dans « Le sionisme à l’ère des dictateurs » (Zionism in the Age of the Dictators), (Westport, Connecticut).
(77) Lawrence Hill, 1983, page 6. Extrait de  » Our Shomer « Weltanschauung » « , Hashomer Hatzair, décembre 1936. Première publication en 1917, Brenner, « Le sionisme » (Zionism), page 22.
(78) Brenner, « Le Mur d’acier » (The Iran Wall).
(79) Ibidem, page 14.
(80) Ibidem.
(81) Brenner, « Le sionisme » (Zionism), page 48.
(82) Ibidem, page 85.
(83) Ibidem, page 99.
(84) Ibidem, page 149.
(85) Ibidem.
(86) Rabbi Solomon Schonfeld, chef des rabbins en Angleterre au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Fans Yahya, « Les relations sionistes avec l’Allemagne nazie » (Zionist Relations with Nazi Germany) (Beyrouth, Liban Palestine Research Center , janvier 1978), page 53.
(87) Chaim Weizmann rapportant au Congrès sioniste de 1937 sur son témoignage devant la Commission Peel à Londres, juillet 1937, Yahya, page 55.
(88) Yitzhak Gruenbaum était président du Comité de sauvetage de l’Agence juive. Extrait d’un discours prononcé en 1943,ibidem, page 56.
(89) Ibidem, page 53.
(90) Ibidem, pages 59-60.
(91) Ibidem, page 58.
(92) Jugement porté le 22 juin 1955, protocole sur le cas criminel 124/53 à la Cour du district de Jérusalem (Protocol of Criminal Case 124/53 in Disctict Court), ibidem, page 58. (93) Ibidem, page 59.
(94) Ben Hecht, « Perfidie » (Perfidy) (New York, 1961), pages 58-59, ibidem page 60.
(95) « Proposition de l’Organisation nationale militaire – Irgun Zvai Leumi – concernant la solution de la question juive en Europe et la participation de la NMO à la guerre aux côtés de l’Allemagne » (Proposal of the National Military Organization – Irgun Zvai Leumi – Concerning the Solution of the Jewish Question in Europe and the Participation of the NMO in the War on the side of Germany). Texte original trouvé dans « Le problème palestinien dans la politique allemande » (The Palestine Problem in German Politics), 1889-1945, de David Yisraèli (Ramat Gan, Israel : Bar Ilan University, 1974) pages 315-317, Brenner, « Le sionisme » (Zionism), page 267.
(96) Brenner, « Le Mur d’acier », page 107.
(97) Lidice était un village tchèque qui a été entièrement rasé par les S.S.. Il est devenu le symbole de la brutalité nazie et a été distingué comme crime de guerre lors des procès de Nuremberg.